Recruter des profils juniors est devenu un enjeu stratégique pour de nombreuses entreprises. Ces jeunes talents sont essentiels pour accompagner la croissance, anticiper l’évolution des métiers et préparer l’avenir. Mais dans la pratique, ce sont aussi les recrutements les plus fragiles ! Départs rapides, manque d’engagement ou difficultés d’adaptation… Le turnover des juniors pèse lourdement sur les équipes, les managers et les performances de l’entreprise.
Et si l’alternance était le meilleur antidote au recrutement raté ? Longtemps perçue comme un simple dispositif de formation, elle est aujourd’hui reconnue comme un véritable levier RH, capable de réduire le turnover des jeunes collaborateurs et les risques de mauvais recrutement…
Turnover des juniors : un coût sous-estimé pour l’entreprise
Le turnover des profils juniors pèse lourdement sur les entreprises. En plus de générer des coûts cachés, ces départs anticipés peuvent rapidement déstabiliser les équipes et entraîner une véritable perte de performance…
Pourquoi les jeunes recrues quittent-elles si vite l’entreprise ?
Le départ rapide d’un junior repose souvent sur un malentendu initial. L’entreprise attend une montée en compétences rapide (parfois immédiate), tandis que le jeune recruté découvre un environnement professionnel plus exigeant que prévu. Les règles implicites, les méthodes de travail et la pression liée aux résultats ne sont pas toujours clairement expliquées au départ… Le junior avance alors à tâtons, sans toujours savoir si ce qui est attendu de lui correspond à ce qu’il fait réellement.
À cela s’ajoute parfois un accompagnement insuffisant. Faute de temps ou de ressources, les objectifs restent flous, les retours sont rares et les repères manquent. Peu à peu, le doute s’installe et le jeune collaborateur perd confiance. Il a le sentiment de ne pas être à la hauteur, il a du mal à trouver sa place au sein de l’équipe et à se projeter dans la durée. Et avant même que la relation de travail n’ait réellement eu le temps de se construire, il finit par envisager son départ.

Le turnover des juniors n’est donc le signe d’un manque de motivation, mais plutôt d’un décalage entre :
- les attentes de l’entreprise ;
- la réalité du poste ;
- l’accompagnement de la nouvelle recrue.
Le vrai coût d’un recrutement raté
Un mauvais recrutement ne se limite pas à un CV mal choisi ! Il mobilise d’abord beaucoup de temps et d’énergie en interne :
- les équipes RH sont sollicitées à chaque étape : rédaction de l’annonce, tri des candidatures, entretiens, échanges avec les managers ;
- les managers s’investissent dans l’intégration du junior, la transmission des méthodes et l’accompagnement au quotidien.
À ces coûts visibles s’ajoutent des effets moins immédiats, mais tout aussi impactants ! En plus de désorganiser le service, un départ prématuré redistribue la charge de travail et ralentit les projets en cours. Les équipes en place doivent compenser, parfois au détriment de leur propre efficacité ou de leur motivation.
Lorsque le collaborateur quitte l’entreprise après quelques semaines ou quelques mois, tout est à recommencer. Un nouveau recrutement est lancé, avec les mêmes investissements en temps et en ressources. Et chez les profils juniors, la répétition de ces situations crée une véritable instabilité. Elle fragilise la dynamique collective, fatigue les managers et peut altérer l’image de l’entreprise auprès des candidats. À long terme, un turnover élevé devient un véritable frein à la performance globale et à la stabilité de l’organisation.
Pourquoi le recrutement classique de juniors atteint ses limites ?
Pendant longtemps, recruter un junior consistait à s’appuyer principalement sur son CV. Diplômes, école et stages… Si ces éléments restent aujourd’hui utiles, ils ne suffisent plus à garantir la réussite de vos recrutements. De nombreux employeurs en font aujourd’hui le constat : un bon parcours académique ne signifie pas forcément une bonne adaptation au poste ou à l’entreprise. Ce qui fait la différence sur le terrain, ce sont souvent des compétences plus difficiles à évaluer en entretien, comme la capacité à apprendre, à communiquer, à gérer la pression ou à s’intégrer dans une équipe.
Par ailleurs, le modèle d’intégration classique montre rapidement ses limites. Une fois recruté, le junior est souvent attendu au tournant. On lui confie des missions rapidement, avec des objectifs ambitieux et peu de temps pour prendre ses marques. L’accompagnement reste souvent informel, faute de disponibilité des managers. Or, si cette méthode peut fonctionner avec des profils plus expérimentés, elle est beaucoup plus risquée pour des jeunes en début de carrière, encore en phase d’apprentissage et de construction professionnelle.
En résumé : le véritable problème ne vient généralement pas du profil junior, mais plutôt du modèle de recrutement et d’intégration qu’on lui applique.
L’alternance : un modèle pensé pour limiter les erreurs de recrutement
Moins de prise de risque, plus d’observation terrain et de décisions fondées sur les compétences réelles du jeune étudiant… L’alternance change la logique du recrutement junior.
Recruter sur le potentiel, pas seulement sur le CV !
L’un des principaux atouts de l’alternance est de permettre à l’entreprise de recruter autrement. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur un CV et un ou deux entretiens, elle offre la possibilité de recruter sur la durée.
Pendant ses études, le jeune en alternance partage son temps entre cours théoriques à l’école et travail en entreprise d’accueil. Cela vous permet d’observer facilement ses capacités en situation réelle :
- sa capacité à apprendre, à s’adapter, à prendre des initiatives ;
- son engagement réel au quotidien ;
- son adhésion aux valeurs à la culture de l’entreprise.

Or, cette approche transforme profondément la logique du recrutement : vous ne vous basez plus sur une promesse ou une intuition, mais sur des éléments concrets et observables. Le candidat progresse, gagne en autonomie et montre progressivement ce dont il est capable. De votre côté, vous ajustez les missions et affinez vos attentes. Vous ne « pariez » plus sur un profil junior : vous le construisez et le faites grandir dans un cadre sécurisé.
Une montée en compétences progressive et encadrée
D’autre part, le jeune alternant n’est pas censé être opérationnel dès son arrivée dans l’entreprise. Contrairement à un recrutement classique (avec parfois une forte pression dès les premières semaines), le dispositif s’inscrit dans une logique d’apprentissage progressif… Votre jeune recrue apprend directement en situation réelle, tout en bénéficiant d’une formation théorique qui vient soutenir et structurer sa pratique. Ainsi, les erreurs ne sont pas perçues comme des échecs, mais comme une étape normale de son parcours 🙂
Et cette progressivité est sécurisante pour toutes les parties ! En tant qu’employeur, cela vous permet de fixer des objectifs réalistes, adaptés au niveau de compétences du jeune alternant, et d’accompagner sa montée en puissance dans le temps. Le junior, quant à lui, comprend mieux vos attentes : il gagne en confiance et développe des compétences adaptées et durables. Ce cadre clair vous permet de limiter les ruptures de contrat et favorise une relation de travail plus stable et plus sereine.
Un engagement naturellement renforcé
L’alternance crée également un lien plus fort entre le jeune talent et l’entreprise. En s’inscrivant dans un projet de moyen terme, l’alternant développe des repères, s’intègre pleinement aux équipes et se sent progressivement légitime dans son rôle. Il comprend le fonctionnement de l’entreprise, ses enjeux et ses contraintes, et peut facilement se projeter dans l’avenir.
Et cet engagement se traduit par un taux de fidélisation nettement plus élevé : à l’issue du contrat, l’alternance se transforme souvent en CDI ! Formé en interne, le jeune diplômé devient un collaborateur déjà opérationnel, aligné avec la culture de l’organisation et prêt à s’inscrire dans la durée.
Former un alternant : un investissement rentable pour l’entreprise
Embaucher un alternant ne doit pas être vu comme une contrainte pour l’organisation ! Il s’agit en réalité d’un levier puissant pour structurer votre management et renforcer la performance collective.
Un management plus structuré
En plus de réduire le turnover des juniors, accueillir un alternant oblige souvent l’entreprise à structurer davantage son management. En effet, pour que le parcours soit efficace, vous devez :
- définir clairement les futures missions de l’alternant ;
- formaliser les objectifs ;
- expliquer les priorités.
Et s’il est parfois perçu comme contraignant au départ, cet effort devient rapidement un véritable levier d’amélioration de vos pratiques managériales ! En effet, vous devez prendre le temps d’expliquer, de montrer et de donner du feedback régulier. C’est l’occasion de développer vos propres compétences en leadership, en accompagnement et en communication. Vous apprenez à adapter votre discours, à fixer des objectifs progressifs et à suivre l’évolution d’un collaborateur dans le temps…
Un impact positif sur les équipes
Recruter des étudiants en alternance a également un impact positif sur l’ensemble des équipes. En effet, lorsque vous impliquez des collaborateurs plus expérimentés dans la transmission de leurs compétences, vous valorisez leur expertise et reconnaissez leur rôle clé. Ce positionnement renforce leur engagement et leur sentiment d’utilité au sein de l’organisation.

La présence d’un alternant favorise aussi une dynamique collective plus collaborative. Les échanges sont plus nombreux, les pratiques sont questionnées, et les équipes prennent davantage conscience de leurs méthodes de travail. Cette transmission intergénérationnelle crée un climat de confiance et de coopération, où chacun contribue à la montée en compétences du collectif.
L’alternance comme levier stratégique de gestion des talents
De plus en plus d’entreprises intègrent l’alternance au cœur de leur stratégie RH. En effet, ce mode d’enseignement moderne offre aujourd’hui de nombreux avantages, et devient un véritable outil de gestion des talents.
L’alternance permet notamment de :
- constituer un vivier de talents formés aux méthodes et à la culture de l’entreprise, prêts à évoluer sur le long terme ;
- préparer les recrutements futurs, en sécurisant les prises de poste et en limitant les erreurs de casting.
Dans un contexte de transformation rapide des métiers et de tensions sur certaines compétences, l’alternance offre une approche proactive. Elle permet d’anticiper les besoins, de former en interne et d’adapter les compétences aux réalités du terrain. L’entreprise gagne ainsi en agilité, tout en réduisant les risques liés au recrutement et au turnover des juniors.
Faites-vous accompagner par l’iSCOD pour vos recrutements en alternance
Dans un marché du travail de plus en plus instable, le véritable enjeu pour les entreprises n’est plus de recruter vite, mais de recruter juste. L’alternance s’impose alors comme une réponse particulièrement efficace pour sécuriser vos recrutements juniors et construire des équipes engagées et compétentes 🙂
En changeant de logique, vous ne cherchez plus un collaborateur immédiatement opérationnel, mais un talent à faire grandir dans la durée. Or, cette approche réduit fortement les risques de recrutement raté, tout en favorisant l’engagement, la montée en compétences et la fidélisation. Mais pour que l’alternance tienne toutes ses promesses, elle doit être bien encadrée !
Définition précise du besoin, sourcing pertinent, formation adaptée aux réalités du poste, suivi régulier de l’alternant… Spécialisé dans 7 domaines d’expertise, l’iSCOD vous propose un accompagnement sur mesure pour recruter le profil idéal. Vous profitez de candidats ciblés et qualifiés, avec des formations alignées avec les compétences réellement attendues en entreprise. L’objectif est clair : faire de l’alternance un levier de recrutement durable et performant.
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